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| ALT - biography |
The process of adding pigments on the gelatinous surface of the print offers great aesthetic possibilities thanks to its rudimentarity : every intervention on the application of the gelatine has a great influence on the future image. The application of pigments obey to chemical reactions that put the image in a visible flux that requires quick intervention. The result is the revelation of a new materiality.
Le résino-pigmentype:
Principe technique
Ce procédé photographique pigmentaire et non argentique est basé sur la capacité de la gélatine à se durcir au contact du soleil (lumière ultraviolette). En fonction de son exposition, la gélatine se durcit plus ou moins à la surface de l'épreuve (contretypes demi-tons).
Lorsque la photographie est rincée pour être débarrassée du bichromate de potassium (agent photosensible), apposé initialement sur la gélatine et puis glacé, des poches d'eau se créent dans les zones les plus tendres.
C'est grâce à ces poches d'eau que l'ajout des pigments à la surface de l'épreuve peut se faire, l'eau permettant de les fixer. L'image se forme alors que les pigments sont appliqués à l'aide d'un pinceau très doux. L'épreuve ensuit chauffé à environ 40° C rend l'image inaltérable.
Ce procédé offre donc de grandes possibilités esthétiques, grâce à sa rudimentarité: tout intervention sur l'application de la gélatine ou sur la nature de celle-ci aura une influence sur le devenir de l'image. De même que l'application des pigments obéit à des réactions chimiques qui mettent l'image dans un flux visible et qui permettent une intervention immédiate.
L'image est dans un mouvement et fait appel à tous le sens.
La qualité de détail qui provient de la photographie, grâce au contretype soigneusement confectionné, cède la place à une nouvelle "matérialité" qui opère à ce moment décisif de l'application de pigment une forme de révélation.
"Flaque d'eau enrichie de rouge manganèse avance vers une coulure de vert malachite et se fait freiner violemment." Au réel de la photographie se rajoute le divin de la peinture.
Alfons Alt,
Marseille, mai 2000.